Pourquoi je pratique le yoga?

Faites le vide en vous
et laissez l’univers vous remplir

J’ai découvert le yoga en 2006, après avoir découvert par hasard un livre de Bernadette de Gasquet, intitulé « Abdominaux sans dégâts »; qui met le yoga au service d’une pratique physique précautionneuse, mais intense et forte au niveau du travail musculaire. Une pratique physique de taille à se mesurer aux exercices des salles de sport en terme de remise en forme et de musculation, à en juger par les photos de son corps athlétique. J’étais intriguée: « tiens, le yoga a l’air plus sportif et dynamique que l’image que j’en avais… »

Les premières sensations lors des cours de yoga, c’était celle des étirements intenses, sensation qui amène ensuite à une détente merveilleuse, au bien être après une séance… à l’impression de légèreté…

Au bout de quelques mois de pratique, je me suis rendue compte que je prenais conscience de ma posture au quotidien, que je cherchais à l’améliorer, avec succès. D’autre part, mon attention se recentrant sur mes sensations corporelles me permettait de prendre de la distance avec mes images mentales.

Je fus rapidement frappée de l’impact positif de la pratique du yoga, avec seulement une à deux séances par semaine, sur mon équilibre émotionnel.

Pour toutes ces raisons, le yoga m’a conquise et me passionne… Car la pratique m’apporte des bienfaits à chaque fois subtilement différents, me menant de découverte en découverte.

Je ne suis pas très souple au départ, mais petit à petit j’améliore ma souplesse physique, en même temps que j’entretiens ma force à partir du centre (les muscles profonds du dos et les abdominaux), en harmonie et en équilibre, ce qui et très important dans le yoga, et en acceptant mes limites. J’ai appris à respecter les limites physiques du corps, pour adapter les postures dans les cours afin que chacun puisse trouver la sensation juste de l’étirement.

Je fais du yoga, non pas parce que je serais souple et que j’aurais plaisir à faire sans effort de jolies postures plus ou moins compliquées et que cela boosterait mon ego (instagram à l’appui), mais parce je ressens le besoin de m’étirer et de m’assouplir pour me sentir mieux dans mon corps au quotidien. Ce qui améliore mon bien-être global, et aussi ma disponibilité aux autres car je n’ai pas à écouter de plaintes émanant de ma physiologie. C’est une attitude responsable. Je prends soin de mon corps parce que c’est mon véhicule dans cette vie; c’est ma maison.

Je fais du yoga parce que l’état de concentration sur les perceptions corporelles, caractéristique de cette pratique (et qui le différencie ainsi de techniques de fitness orientées sur la réalisation du mouvement plutôt que sur sa perception physique) m’apporte de la joie et de la tranquillité.

Je fais du yoga parce que cela me rend plus heureuse à l’intérieur, non parce qu’il faudrait être « zen » pour être à la mode, et je ne fais pas semblant de l’être, ni en refoulant mes émotions, ni en adoptant une attitude faussement sérieuse. Car je crois qu’une affaire sérieuse est de ne pas se prendre (trop) au sérieux. Je ne confond pas le yoga avec une technique de contrôle sur soi et de maîtrise artificielle des passions; ce qui m’intéresse, c’est leur apaisement consécutif à un vrai nettoyage émotionnel passant par le travail du corps. Ce que permettent les postures d’étirement intenses et les asanas vers lesquels nous progressons, avec des adaptations et des étapes.

Hatha yoga « statique » versus Yoga vinyasa « dynamique »?

Le yoga que je pratique, inspiré du yoga vinyasa qui est d’origine anglo-saxonne, a une apparence plus sportive, ce qui lui vaut d’être plébiscité par des personnes qui le pratiquent uniquement pour améliorer leur physique… et alors? … les postures n’appartiennent à personne…

La différence entre une pratique et une autre n’est pas dans la forme, mais dans l’attitude intérieure, dans le coeur. En fonction de sa personnalité et de son physique, quelqu’un va préférer un style plutôt qu’un autre.

Progresser dans la pratique des asanas grâce au renforcement musculaire et à l’amélioration de la souplesse, est le chemin tracé par les yogis pour atteindre cette perception intime de l’immobilité dans le mouvement…grâce au ralentissement du souffle et à la concentration sur les perceptions. Comme le yoga est une attitude intérieure qui se cache derrière l’apparence d’une pratique physique, seul celui qui le vit l’expérimente (et non pas celui qui regarde).

La seule immobilité est celle de l’âme transparente à elle-même.

 

En conclusion, je fais du yoga parce que j’ai envie d’approfondir ma pratique et mes connaissances afin de pouvoir redonner ce don précieux que j’ai reçu…

Namaste

 

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